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Politique locale

CPAS et communes réunis : 21 communes du Brabant wallon visées d'ici 2031

Le Gouvernement wallon veut regrouper chaque commune et son CPAS dans un même service public local. En Brabant wallon, 21 communes de moins de 25 000 habitants seraient concernées d'ici 2031, et six plus grandes au plus tard en 2034. À Braine-l'Alleud, le rapprochement est déjà bien avancé ; à Nivelles, le CPAS demande du temps.

Par Philippe Loneux Publié le 5 min de lecture

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Visuel en deux colonnes : 21 communes du Brabant wallon avec une échéance en 2031, six communes avec une échéance en 2034

Illustration : BrabantNews

Sommaire de l'article
  1. Réforme des CPAS : ce que le Gouvernement wallon a annoncé
  2. Six communes du Brabant wallon au-dessus de 25 000 habitants
  3. À Braine-l’Alleud, le rapprochement est déjà largement fait
  4. À Nivelles, le CPAS demande du temps et des garanties
  5. Ce que demande la Fédération des CPAS de Wallonie
  6. Ce qui change pour les habitants
  7. Questions fréquentes

Réforme des CPAS : ce que le Gouvernement wallon a annoncé

Le principe était dans l’air depuis 2025 ; le Gouvernement wallon veut désormais l’imposer à toutes les communes wallonnes. Le lundi 12 octobre 2026, à l’issue de son conclave budgétaire, le Gouvernement wallon a annoncé que toutes les communes wallonnes devront regrouper leur administration et celle de leur CPAS au sein d’un même service public local intégré. En Brabant wallon, les 27 communes sont concernées, de Braine-l’Alleud à Nivelles en passant par les plus petites.

Selon notélé, qui a relayé la conférence de presse du gouvernement le 12 octobre 2026, le calendrier se joue en deux temps :

  • les communes de moins de 25 000 habitants devront avoir intégré les deux administrations pour le 1er janvier 2031 ;
  • les communes plus peuplées auront au plus tard jusqu’en 2034.

La réforme doit entrer en vigueur progressivement après les élections communales d’octobre 2030. TV Com donne les mêmes échéances.

Un « pôle d’action sociale » dans chaque commune

L’aide sociale ne disparaît pas dans le projet. Chaque commune garderait un pôle d’action sociale, chargé des missions d’aide individuelle et d’accompagnement des personnes en difficulté, et du repérage des besoins sociaux locaux, d’après notélé.

Le modèle avait été esquissé dès le 17 avril 2025 par le ministre wallon des Pouvoirs locaux, François Desquesnes. Son communiqué décrivait alors une administration unique pour les fonctions de support, un directeur général et un directeur financier communs, un seul budget, et un comité spécial chargé d’examiner à huis clos les demandes d’aide individuelles. À l’époque, l’intégration ne devait être obligatoire que pour les plus petites communes. Elle s’étend désormais à toutes.

Six communes du Brabant wallon au-dessus de 25 000 habitants

Le seuil de 25 000 habitants sépare la province en deux groupes. D’après les chiffres du Registre national au 1er janvier 2025, six communes le dépassent :

CommuneHabitants au 1er janvier 2025
Braine-l’Alleud40 753
Wavre35 564
Ottignies-Louvain-la-Neuve31 725
Waterloo30 376
Nivelles29 385
Tubize28 716

Ces six communes (Wavre, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Waterloo et Tubize avec Braine-l’Alleud et Nivelles) auraient donc jusqu’en 2034. Les 21 autres seraient attendues pour 2031. La plus proche du seuil est Rixensart, avec 23 059 habitants.

Une réserve s’impose : le texte qui fixera la date de référence de la population n’était pas publié le 14 octobre 2026. Une commune proche de la limite pourrait changer de groupe selon le comptage retenu.

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À Braine-l’Alleud, le rapprochement est déjà largement fait

Pour Braine-l’Alleud, la réforme ressemble à une confirmation. Selon TV Com, la commune et son CPAS travaillent sous le même toit depuis près de dix ans, et ont mis en commun plusieurs services : secrétariat, informatique, services techniques, personnel, achats et logiciels.

Le président du CPAS, Pierre Lambrette, y voit une expérience positive. Il chiffre les économies réalisées grâce à ces synergies à environ 800 000 euros par an, rapporte TV Com, et la commune voudrait même être candidate pour servir de commune pilote. Il pose toutefois une condition : la confidentialité de l’accompagnement social doit rester entière. « Le secret aujourd’hui des CPAS doit être conservé », a-t-il déclaré à TV Com.

À Nivelles, le CPAS demande du temps et des garanties

Le ton est bien différent à Nivelles. Robert Vertenueil, président du CPAS, ne rejette pas la recherche d’efficacité, mais conteste la manière : « Pas comme ça et pas aussi vite », résume-t-il auprès de TV Com. Il regrette qu’une réforme de cette ampleur soit annoncée alors que beaucoup de modalités restent inconnues.

Ses inquiétudes portent sur l’autonomie de l’action sociale, l’avenir du personnel et les moyens consacrés aux CPAS. Elles arrivent alors que la demande augmente fortement : selon lui, le nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration sociale à Nivelles est passé d’environ 350 en juin 2025 à plus de 700 en octobre 2026. Le CPAS nivellois partage déjà certains services de support avec la commune, précise TV Com, mais veut avancer pas à pas, après concertation.

Ce que demande la Fédération des CPAS de Wallonie

La Fédération des CPAS, qui fait partie de l’Union des villes et communes de Wallonie, a réagi le jour même, le 12 octobre 2026. Elle estime que la réforme ne devrait pas produire d’économies importantes à court terme, et craint une dilution de l’action sociale et des différences de traitement d’une commune à l’autre. Elle réclame notamment :

  • une concertation urgente sur les modalités ;
  • des précisions rapides sur les pôles d’action sociale, leurs moyens et le statut de leurs responsables ;
  • des clarifications sur l’avenir des maisons de repos gérées par les CPAS ;
  • des garanties pour le personnel ;
  • un message rapide du ministre à tous les pouvoirs locaux, pour éviter des rapprochements précipités avant que les textes existent.

Ce qui change pour les habitants

Aujourd’hui, rien. Aucune démarche n’est à faire, et le CPAS de chaque commune reste l’adresse pour une demande d’aide sociale, de revenu d’intégration, d’aide à domicile ou de logement. Les coordonnées du CPAS figurent sur la page urgences de chaque commune, par exemple pour Braine-l’Alleud et Nivelles.

À plus long terme, si la réforme suit le modèle annoncé en 2025, les habitants pourraient ne plus avoir qu’un seul guichet pour des services aujourd’hui partagés entre commune et CPAS, une simplification qu’avance aussi le président du CPAS de Braine-l’Alleud. Les décisions individuelles d’aide resteraient prises à huis clos. La question pourrait revenir dans les prochains conseils communaux de la province : nous suivrons le dossier. Les services sociaux des CPAS évoluent déjà localement, comme à Wavre, avec la fin des repas à domicile.

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Questions fréquentes

Les CPAS vont-ils disparaître en Brabant wallon ?

Pas à ce stade. Le Gouvernement wallon a annoncé le 12 octobre 2026 l'intégration des administrations des communes et des CPAS dans un « service public local intégré », avec un « pôle d'action sociale » chargé de l'aide individuelle. Les textes qui fixeront les modalités n'étaient pas encore publiés le 14 octobre 2026. En attendant, chaque CPAS continue de fonctionner comme avant.

Quand le CPAS de Nivelles ou de Braine-l'Alleud sera-t-il intégré à la commune ?

Nivelles (29 385 habitants) et Braine-l'Alleud (40 753 habitants) dépassaient 25 000 habitants au 1er janvier 2025. D'après le calendrier rapporté par notélé et TV Com en octobre 2026, ces communes auraient jusqu'en 2034 au plus tard, contre le 1er janvier 2031 pour les communes plus petites. Le texte officiel doit encore le confirmer.

Quelles communes du Brabant wallon devront intégrer leur CPAS pour 2031 ?

Les communes de moins de 25 000 habitants, selon le calendrier annoncé en octobre 2026. Au 1er janvier 2025, c'était le cas de 21 des 27 communes du Brabant wallon, de Rixensart (23 059 habitants) à Hélécine (3 895). Six communes dépassaient ce seuil : Braine-l'Alleud, Nivelles, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Tubize, Waterloo et Wavre.

Que change la réforme des CPAS pour une personne aidée ?

Rien pour l'instant : aucune démarche n'est à faire et le CPAS de la commune reste compétent pour toute demande d'aide. La Fédération des CPAS de Wallonie a demandé, le 12 octobre 2026, une concertation urgente et des garanties sur les droits des personnes accompagnées et pour le personnel, et des clarifications sur l'avenir des maisons de repos des CPAS.

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