GSK à Wavre et Rixensart : 1 217 emplois menacés par une procédure Renault
À l'issue du conseil d'entreprise extraordinaire du mercredi 14 octobre 2026 à Wavre, GSK Belgique a annoncé son intention de réorganiser une partie de ses activités, une restructuration qui pourrait toucher jusqu'à 1 217 collaborateurs. Selon la FGTB, il s'agit de 735 cadres et 482 employés ; les ouvriers ne sont pas concernés. La CSC a aussitôt déposé un préavis de grève.
Par Philippe Loneux Publié le Mis à jour le 3 min de lecture
Illustration : BrabantNews
Sommaire de l'article
Mise à jour du 14 octobre 2026, 10 h 52 : GSK a confirmé officiellement le chiffre de 1 217 collaborateurs au maximum, et les syndicats ont réagi. Cet article les intègre ; à 9 h 50, seul le chiffre de 1 200 avancé par La Libre était connu.
GSK lance une procédure Renault pour 1 217 cadres et employés
Le verdict est tombé moins d’une heure après l’ouverture du conseil d’entreprise extraordinaire, le mercredi 14 octobre 2026 au matin, au siège belge de GSK à Wavre, selon la RTBF. Dans un communiqué, GSK Belgique dit avoir informé ses représentants du personnel de son intention de réorganiser certaines de ses activités. Le projet « pourrait concerner un maximum de 1 217 collaborateurs », et la procédure légale de licenciement collectif, dite procédure Renault, est « désormais engagée ».
Le personnel ouvrier n’est pas concerné, précise le groupe. D’après un communiqué de la FGTB Chimie, les suppressions visent 735 cadres et 482 employés, tous sous contrat à durée indéterminée.
Pourquoi GSK restructure, selon son communiqué
GSK explique vouloir déplacer ses moyens vers ses candidats médicaments et vaccins « les plus prometteurs » et rendre son organisation « plus efficiente ». Le groupe cite des méthodes de travail plus standardisées, davantage de numérique et d’automatisation, et le recours aux capacités mondiales du groupe ou à des partenaires extérieurs « lorsque cela est pertinent ».
Les syndicats y lisent d’autres causes. Selon la FGTB, interrogée par la RTBF, les volumes de vaccins produits ont reculé d’environ 40 % en cinq ans, alors que le chiffre d’affaires progresse : le groupe mise sur des vaccins plus rentables, fabriqués en plus petites quantités. Le délégué principal des ouvriers évoque aussi le poids du marché américain, environ 40 % des ventes selon lui, et la pression des droits de douane pour produire aux États-Unis.
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Préavis de grève : la CSC parle d’une restructuration « indécente »
La réaction syndicale a été immédiate. Pour la CSC, citée par la RTBF, « cette restructuration est indécente » ; employés et cadres sont « sous le choc » et un préavis de grève a été déposé dans la foulée. Le syndicat chrétien compte 878 emplois déjà supprimés en trois ans.
Ces départs se lisent dans les effectifs : d’après un document interne consulté par La Libre, GSK comptait 9 107 travailleurs en Belgique en 2023 et 8 234 en juillet 2026.
Wavre, Rixensart, Gembloux : la répartition reste inconnue
GSK évoque des collaborateurs « répartis sur les différents sites belges » sans chiffrer la part de chacun. Le groupe exploite le siège de Wavre et l’usine de Rixensart, dans le Brabant wallon, ainsi que le site de Gembloux, en province de Namur. Les services utiles aux habitants se trouvent sur les pages Vivre à Wavre et Vivre à Rixensart. Le contexte de la veille est dans notre article ce que l’on savait avant le conseil d’entreprise du 14 octobre.
Procédure Renault : la suite
L’annonce ouvre une procédure encadrée par la loi, décrite par le SPF Emploi :
- D’abord, l’intention écrite : l’employeur remet aux représentants du personnel un document qui précise les raisons, le nombre et les catégories de travailleurs visés, et la période prévue.
- Ensuite, l’information et la consultation : les représentants du personnel interrogent la direction et proposent des moyens d’éviter ou de réduire les licenciements. L’employeur doit répondre à leurs questions et examiner leurs propositions.
- Enfin, la notification au Forem et au SPF Emploi. Aucun licenciement ne peut avoir lieu pendant les 30 jours qui suivent, un délai que le Forem peut porter à 60 jours.
Direction et syndicats vont donc négocier dans les semaines à venir. BrabantNews suivra chaque étape, dont la grève annoncée et la répartition entre les sites.
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Questions fréquentes
Combien d'emplois GSK va-t-il supprimer en Belgique ?
Au maximum 1 217, selon le communiqué de GSK Belgique du 14 octobre 2026 cité par la RTBF. D'après la FGTB Chimie, il s'agit de 735 cadres et de 482 employés en contrat à durée indéterminée. Le nombre définitif dépendra de la négociation prévue par la procédure Renault.
Les ouvriers de GSK sont-ils concernés ?
Non. GSK précise dans son communiqué du 14 octobre 2026 que le personnel ouvrier n'est pas concerné par son intention de réorganisation.
Les sites GSK de Wavre et de Rixensart sont-ils touchés ?
GSK parle de collaborateurs « répartis sur les différents sites belges », sans détailler la part de Wavre, de Rixensart et de Gembloux. Le 14 octobre 2026, cette répartition n'était pas connue.
Quand les licenciements chez GSK peuvent-ils commencer ?
Pas avant la fin de la procédure Renault, que GSK dit avoir engagée le 14 octobre 2026 : information et consultation des représentants du personnel, puis notification au Forem et au SPF Emploi. Selon le SPF Emploi, aucun licenciement ne peut intervenir pendant les 30 jours qui suivent cette notification, délai que le Forem peut prolonger jusqu'à 60 jours.