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Politique locale

Salle polyvalente d’Opprebais à Incourt : fin du chantier au printemps, permis menacé

À Opprebais, section d’Incourt, le gros œuvre de la salle polyvalente qui doit accueillir la gym de l’école est achevé ; la fin du chantier est annoncée au printemps 2027. L’auditeur du Conseil d’État conclut toutefois à l’annulation du permis, et les riverains contestent la rampe PMR et le raccordement aux égouts.

Par la rédaction Publié le Mis à jour le 5 min de lecture

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Visuel informatif : frise des étapes de la salle polyvalente d’Opprebais à Incourt, de la démolition de la salle Moderna en 2017 à la fin du chantier annoncée au printemps 2027, avec le recours au Conseil d’État

Illustration : BrabantNews

Sommaire de l'article
  1. Opprebais : la fin du chantier annoncée au printemps 2027
  2. Au conseil communal d’Incourt, l’opposition rassurée sur le budget
  3. Le permis devant le Conseil d’État : ce qui peut arrêter le chantier
  4. La rampe PMR et le trottoir de la rue de la Dérivation
  5. Le raccordement aux égouts à trouver
  6. À Opprebais, une salle pour la gym de l’école, l’EPN et les aînés
  7. Questions fréquentes

Opprebais : la fin du chantier annoncée au printemps 2027

Rue de la Dérivation, à Opprebais, la future salle polyvalente d’Incourt a franchi une étape : le gros œuvre est achevé, et la fin du chantier est attendue au printemps 2027, a indiqué le bourgmestre Benoît Malevé (EPI) dans L’Avenir du 16 octobre 2026.

L’inauguration ne se fera donc pas en janvier 2027, comme la Commune l’avait un moment espéré. Aucune nouvelle date n’est fixée.

Le bâtiment remplace l’ancienne salle Moderna, rasée en 2017. Il doit d’abord servir de salle de gym aux élèves de l’école d’Opprebais. Le conseil communal en a débattu le mardi 13 octobre 2026, à la demande de l’opposition.

Au conseil communal d’Incourt, l’opposition rassurée sur le budget

C’est Muriel Flamand, conseillère de la liste ICI (opposition), qui a mis le dossier à l’ordre du jour. Elle reprochait au collège de ne presque rien dire de l’avancement du chantier et s’inquiétait de son coût pour la Commune.

Toujours opposée à un projet qu’elle juge trop massif et mal intégré aux maisons voisines, l’élue a pourtant salué des réponses transparentes, une première à ses yeux. La majorité a admis, selon elle, que la salle, dont la densité équivaut à six habitations, pèse sur le quartier.

Sur l’argent, elle se dit rassurée : aucun dépassement de budget n’est constaté à ce stade. Elle a aussi obtenu une garantie : l’enveloppe prévue pour la future crèche d’Opprebais, un dossier qui avance bien d’après la majorité, ne servira pas à couvrir un éventuel surcoût de la salle.

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Le permis devant le Conseil d’État : ce qui peut arrêter le chantier

Le dossier n’est pas juridiquement bouclé. Des riverains demandent au Conseil d’État d’annuler le permis d’urbanisme. C’est leur deuxième recours. Le premier visait un permis que la Région wallonne a fini par retirer, pour tenir compte des remarques de l’auditeur ; un nouveau permis a été déposé fin novembre 2024, selon la RTBF. Le chantier, dont la dalle avait été coulée en 2024, a repris depuis.

Contre ce second permis, l’auditeur du Conseil d’État conclut lui aussi à l’annulation. Le bourgmestre minimise cet avis, qui n’obligerait pas, selon lui, à revoir le projet en profondeur. Il reconnaît qu’un arrêt d’annulation suspendrait les travaux jusqu’à la délivrance d’un nouveau permis.

Ce qui se passe après l’avis de l’auditeur

Le rapport de l’auditeur n’est qu’une proposition de solution. La procédure, décrite par le Conseil d’État lui-même, laisse trente jours à la partie à qui il donne tort pour demander la poursuite de la procédure et déposer un dernier mémoire. Sans cette demande, le Conseil peut statuer sans autre débat, dans le sens proposé par l’auditeur. Avec elle, les autres parties disposent à leur tour de trente jours pour un dernier mémoire, puis l’affaire est plaidée en audience avant l’arrêt.

On ne sait pas, au 17 octobre 2026, si la poursuite de la procédure a été demandée, ni quand l’arrêt tombera. L’arrêt du Conseil d’État décidera seul du sort du chantier.

La rampe PMR et le trottoir de la rue de la Dérivation

Nouveau point de friction : la rampe d’accès pour les personnes à mobilité réduite en construction devant la salle. Pour les riverains, le permis ne la prévoit pas, et elle rétrécit le trottoir au point de le rendre impraticable en fauteuil. Leurs avocats l’ont signalée comme une infraction, par courrier, à la fonctionnaire déléguée de la Région, chargée de l’urbanisme.

Le bourgmestre Benoît Malevé assure que tout est conforme au permis. Il voit à la rampe deux usages : faciliter l’entrée des personnes à mobilité réduite, et empêcher les enfants de sortir directement sur la chaussée. Il admet un trottoir moins large, mais suffisant à ses yeux. La position de la fonctionnaire déléguée n’est pas connue.

Le raccordement aux égouts à trouver

La rue de la Dérivation n’a pas d’égout, et les riverains craignent que la question ait été oubliée. L’échevin des Travaux, Stéphane Lebrun (EPI), répond que les eaux usées partiront, comme prévu dès le départ, vers les égouts de la rue Axiale.

Il faut pour cela passer sous la rue de la Dérivation. La Commune étudie un fonçage, technique qui pose une canalisation sous terre sans ouvrir de tranchée. Un point reste ouvert, reconnaît l’échevin : où envoyer l’eau de pluie quand la citerne du bâtiment sera pleine.

À Opprebais, une salle pour la gym de l’école, l’EPN et les aînés

Les enfants de l’école y feront surtout leur gym (les écoles d’Incourt sont présentées sur leur page). L’Espace public numérique de la commune doit aussi s’y installer, avec des activités sportives pour les aînés et des mouvements de loisirs. C’est cette diversité d’usages qui a valu à Incourt un subside de la Région wallonne, dont le montant n’a pas été communiqué.

Les opposants ne contestent pas le besoin d’une salle de gym. Ils dénoncent d’abord le gabarit du bâtiment, et auraient préféré un terrain plus proche de l’école. Ils redoutent le bruit, des difficultés de circulation, et une salle qui deviendrait un lieu de fête. La Commune promet qu’il n’y aura ni concert ni soirée dansante : la grande salle reçoit un revêtement de sol conçu pour le sport.

Les autres services et équipements de la commune sont rassemblés sur la page vivre à Incourt. Un autre permis contesté devant le Conseil d’État, avec le même type d’avis de l’auditeur, concerne l’extension du palais de justice de Nivelles.

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Questions fréquentes

Quand la salle polyvalente d’Opprebais sera-t-elle terminée ?

Au printemps 2027, selon le bourgmestre d’Incourt. Le gros œuvre est achevé ; l’inauguration envisagée en janvier 2027 est reportée, et une annulation du permis par le Conseil d’État arrêterait le chantier.

Le permis de la salle d’Opprebais va-t-il être annulé ?

Rien n’est décidé au 17 octobre 2026. L’auditeur du Conseil d’État propose l’annulation, mais seul l’arrêt du Conseil, pas encore rendu, tranchera.

À quoi servira la salle polyvalente d’Opprebais ?

À la gym des élèves de l’école du village, à l’Espace public numérique d’Incourt, au sport des aînés et à des mouvements de loisirs. La Commune exclut concerts et soirées dansantes.

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